Samedi 23 janvier, après un banquet au Mandarous les comités zad aveyron occupent le péage du viaduc de Millau

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 Le tract suivant fut distribué aux automobilistes, ravis de verser leur obole en soutien à la lutte plutôt qu’au groupe Eiffage, concessionnaire de l’ouvrage.

Depuis quelques semaines, le spectre de l’expulsion des habitants et occupants de Notre-Dame-des-Landes resurgit… L’État et Vinci n’ont pas renoncé à ce projet inutile d’aéroport. Ce samedi, les comités de soutien aveyronnais ont réaffirmé leur solidarité en récoltant à même la barrière de péage un peu de l’argent nécessaire à la défense de tous ceux qui ont subi la répression ces dernières semaines : tracteurs saisis, véhicules confisqués et arrestations arbitraires lors d’actions légitimes de blocage autour de Nantes.

Alors que le gouvernement avait promis d’attendre la fin des recours juridiques avant d’entreprendre de nouvelles manœuvres d’expulsion, il semble, en ce début d’année, vouloir passer en force : quatre exploitations agricoles ainsi que 11 familles attendent la sentence du tribunal de Nantes qui se prononcera demain, lundi 25 janvier. Celui-ci pourrait les condamner à de lourdes amendes journalières s’ils persistent malgré les procédures d’expropriation à vouloir vivre chez eux. Nous ne laisserons pas Vinci dépouiller les habitants et les paysans de leur terre et de leur travail.

Et si demain, mal avisé, le gouvernement envisage de mener une opération militaire similaire à celle de 2012 pour déloger les utopies en expérience dans les différentes cabanes de la ZAD, dont « lo secadoz » (cabane de l’Aveyron construite sur place en symbole de notre indéfectible solidarité), il peut s’attendre à ce que nous réagissions avec la plus grande fermeté.

Une mobilisation nationale est d’ores et déjà prévue pour exiger l’abandon définitif du projet le 27 février prochain.

 

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