De la Sarthe à l’Amassada, abolition des armes répressives !

Bonjour à tou.te.s,

On vous transmet le communiqué du collectif anti-répression de la Sarthe sur la manifest’action de vendredi dernier bloquant l’usine d’Alsetex à Précigné.

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Manifestation devant l’usine d’armement d’Alsetex le vendredi 10 janvier 2020″De la Sarthe à l’Amassada, abolition des armes répressives ! »

Le troisième jour de la semaine anti-répression de la Sarthe était l’occasion de rappeler l’importance de la lutte contre les armes répressives, alorsque lejour-même nous apprenions que le gendarme responsable de la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade explosivesur la ZAD de Sivens, ne serait pas poursuivi. De nombreux.ses militant.e.sont été blessé.e.s lors des récentes manifestations, au cours desquelles les forces du désordre ont une nouvelle fois brillé par leur violence, assurées par l’institution judiciaire qui garantit leur impunité.

Un lieu de rassemblement était donné pour converger ensemble jusqu’à l’usine d’Alsetex, filiale du groupe Etienne Lacroix,qui vient de remporter une partie de la sanglante commande de l’État français (1280 nouveaux «Lanceurs de Balles de Défense» mono-coup de type LBD 40). Alsetex fournit déjà depuis longtemps le gouvernement français en balles de LBD, grenades de désencerclement, «Grenades Lacrymogènes Instantanées» GLI-F4 (assourdissantes et explosives), lanceurs de grenades de 56mm Cougar, grenades lacrymogènes de 40 et 56mm… (source Désarmons.net)

Dès 14h15 : Une trentaine de gendarmes sont postés à différents endroits autour de l’usine, certains cagoulés devant le portail. 4 motards et 8 voitures dont certaines cachées dans des chemins ou positionnées en travers des routes pour contrôlerles identités et fouiller les véhicules. Présentation d’une réquisition de la Procureure prescrivant des contrôles d’identité motivés par «la lutte contre les cambriolages». Cependant, aucun procès-verbal de fouille n’est établi.

15h30 : La vingtaine de militant.e.s, rassemblée à l’abri du regard des forces de répression, prend la direction de l’usine à mutilations et à morts. Illes sont contrôlé.e.s en arrivant sur la route qui donne sur l’entrée de l’usine. Après des contrôles d’identité, des véhicules de gendarmerie les encadrent à l’avant et à l’arrière pour les «escorter» jusqu’à un parking situé à proximité. Les panneaux « Alsetex » sont absents des grilles; la stratégie de cette entreprise cachée dans les bois étant d’être la plus invisible possible. L’usine est fortement gardée, et fermée du fait de la présence des manifestant.e.s. Une camionnette et plusieurs voitures voulant rentrer rebroussent chemin. D’autres véhicules passant sur la route saluent les manifestant.e.s, klaxonnant en soutien. Des slogans sont chantés: « Plus de LBD, plus de gueule cassée, c’est assez ! », « Mais que fait la police, ça crève les yeux/elle assassine! », « Police partout, justice nulle part ! » ; « Police nationale, milice du capital ! » etc. Des banderoles sont brandies : l’une constituée de photos de blessé.e.s du mouvement des gilets jaunes et l’autre comportant le texte suivant « De la Sarthe à l’Amassada, abolition des armes répressives ».Les manifestant.e.s repartent sans problème à la fin de cette manifest’action de blocage qui a visibilisé le criminel business d’Alsetex pendant plus d’une heure et demi. Au total, au moins 12 véhicules et 4 motos de gendarmerie ont été mobilisé.e.s pour ficher et surtout, pour protéger cette entreprise privée. 2 journalistes étaient présents. Très peu de médiatisation a été faite de la part des médias dominants.

Notre action a dénoncé la répression des militant.e.s qui luttent pour un monde meilleur et une vie heureuse, comme à travers la commune libre de l’Amassada en Aveyron, qui a été expulsée le 8 octobre 2019 avec des armes payées à Alsetex avec nos impôts. Nous avons agi en soutien aux personnes réprimées, et pour qu’il n’y en ait pas de nouvelle, en forçant la fermeture de l’usine de manière à bloquer la production des armes et munitions. Nous appelons à bloquer toutes les entreprises d’armements. Nous revendiquons l’abolition des armes répressives, nous revendiquons aussi celle des techniques d’immobilisation, dont l’une d’elle a tué à nouveau le 5 janvier 2020; cette fois-ci Cédric Chouviat, auparavant Lamine Dienget trop d’autres, demain peut-être toi ou un.e de tes proches.

Rappelons qu’Alsetex est mis en examen depuis le 1er juin 2017 pour homicide involontaire suite à la mort de Nathalie Desiles, employée de l’usine, à cause de l’explosion d’une grenade le 24 juin 2014. Depuis février 2019, Alsetex est citée dans la plainte de Maxime Peugeot, dont la main a été arrachée à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes le 22 mai 2018 par une GLI-F4.

Pas de justice, pas de paix. Abolition immédiate des armes du maintien de l’ordre capitaliste et amnistie des personnes réprimées par l’institution judiciaire. La paix c’est le cauchemar des marchands d’armes. La répression est leur force, la solidarité est la notre !

Le Collectif Anti-Répression de la Sarthe

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