Procès du 11 mars 2020 : appel à la solidarité

Le 12 octobre 2019, répondant à l’appel, ils et elles sont venues comme tant d’autres, affirmer qu’iels sont habitant.es de cette région qui se fait inlassablement massacrer par la « transition écologique ».
Habitant.es, c’est à dire prêt.es à mettre en jeu leur corps et leurs cœurs pour que ce saccage ne se fasse pas en silence.

Le hameau de l’Amassada était à peine rasé par les blindés que la préfète jubilait déjà comme une ado devant la Star’Ac, tandis que la colère grondait toujours plus fort chez celles et ceux qui se sont retrouvé.es depuis plusieurs années sur ces terres, qui les cultivaient et les habitaient.

Ce jour là, quatre personnes ont été piochées dans la masse. Un retraité, une artisane, un tondeur de brebis et une prof de yoga… « bonne pioche » dira la procureure: dans la famille bouc émissaire, je
voudrais les violents casseurs écologistes. Voici nos quatre larrons accusés de violence sur militaire lors d’un attroupement masqué, armé, avec forte dégradation et se permettant de refuser le fichage ADN et autres signalétiques.
Si la situation n’était pas aussi affligeante, les dires de leur convocation nous feraient bien rire : des insultes sexistes et homophobes en pagaille, une violence inouïe sur 14 gendarmes suréquipés (1 jour d’ITT quand même, faut pas déconner), bref si nos calculs sont bons, pas moins de 7 chefs d’inculpation par personne.

Une répression ça s’organise. Le transformateur de St-Victor c’est à la fois la promesse d’un avenir nucléarisé et le petit bijou écolo pour décorer le costard teint en vert d’un gouvernement en mal de légitimité. C’est un bon paquet de billets dans les poches des industriels de l’énergie et de quelques politiciens bien placés. Vous imaginez les intérêts en jeu!

Alors une fois de plus ils nous ressortent la bonne vielle recette utilisée dans les quartiers populaires, les ZAD et chez les Gilets Jaunes :
– Cueillir au hasard quelques-un.es des ces ploucs qui osent contester le saccage social et écologique si bien organisé.
– Appeler le tribunal pour qu’on passe à la moulinette ces têtes de mules.
– Les accuser d’actes improbables mais toujours masqué.es, assoiffé.es de sang policier, et isolé.es de la population.

Aujourd’hui il s’agit de les soutenir. Le procès étant le 11 mars, nous appelons dès maintenant à des mots et des gestes de solidarité. Envoyez les à amassada@riseup.net et nous nous ferons un plaisir de les publier pour montrer que les inculpé.es ne sont pas seul.es.

Et nous vous invitons surtout à deux journées de mobilisation les 10 et 11 mars à RODEZ.
Le programme complet sera bientôt disponible. Quoi qu’il en soit nous nous retrouverons le 11 mars à 14 heures devant le tribunal de Rodez.

Nous savons qu’il ne peut y avoir qu’une réponse collective face au désastre en cours. ZADs, rond-points, blocages, assemblées, on lâche rien.

Le futur nous excite
Pas res nos arresta
L’Amassada

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